Romance

La liste, Comment prendre en main sa vie sexuelle, Joanna Bolouri

la liste

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Phoebe ne se remet pas de sa rupture amoureuse et porte son célibat comme une croix. A la veille d’une nouvelle année en solo, elle dresse la liste des pratiques qu’elle a toujours voulu expérimenter au lit sans jamais avoir l’occasion-ou le courage- de passer à l’acte. Son année sera placée sous le signe du plaisir, du sexe sans contraintes affectives. A première vue, rien de plus simple… Et si le grand amour venait s’en mêler au moment où on s’y attend le moins ?

 

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Je serai assez brève sur ce bouquin car c’est une petite déception. A la base, cette histoire aurait eu tous les ingrédients pour me plaire. J’aurai facilement pu m’identifier au personnage de Phoebe, la trentaine, célibataire et qui vient de rompre avec son copain car il avait une aventure avec sa collègue de travail me semble-t-il. Du coup, lors du réveillon du 1er janvier elle décide de prendre sa vie en main au lieu de s’apitoyer sur son sort. Mais comment faire et par où commencer surtout lorsqu’on est déprimée et que l’on ne croit plus en grand chose ? Pourquoi pas par une liste de choses qu’on n’a jamais faites et qui nous font envie. Liste consacrée à la vie sexuelle de Phoebe qu’elle trouve plate et sans intérêt jusqu’à présent. Deuxième problème : avec qui tester toutes ces choses ? Phoebe décide de les expérimenter pour la plupart avec son meilleur ami Oliver…

Alors voilà, le commencement m’a bien plu, l’état d’esprit de Phoebe est assez bien décrit. J’ai aimé que ce livre soit une sorte de journal intime et donc par conséquent écrit au présent ce qui simplifie la lecture. Si je dois commencer par les points positifs je dirai également que je me suis bien attachée aux personnages : Phoebe a des amis très proches et de longue date et je suis toujours admirative d’une telle amitié. Ses meilleures amies Lucy et Hazel sont des personnages très sympathiques et sont totalement différentes, l’une étant exubérante, volage et d’une franchise peut-être extrême (Lucy) et l’autre beaucoup plus posée, discrète et réfléchie mariée et mère de famille (Hazel). J’aime ce paradoxe. Malgré leur différente situation personnelle et professionnelle, elles aiment se retrouver pour sortir quand même dès que possible, entre copines. Quant à son meilleur ami, Oliver, c’est mon personnage préféré : il est attachant. C’est un ami sur qui on peut toujours compter, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et c’est un beau gosse dont toutes les filles sont folles ce qui ne gâche rien ! Pour être tout à fait honnête c’est le personnage de Phoebe qui m’a le moins marquée alors que toute l’histoire repose sur elle ce qui est un comble !

Alors voilà pourquoi je n’ai pas accroché au personnage de Phoebe et c’est ce gros point négatif qui me fait dire que ce bouquin n’est pas un succès enfin selon moi : le langage de cette jeune femme ! C’est une horreur pour moi. Je veux bien que l’on soit une jeune femme ouverte d’esprit, libre sexuellement et vivant dans son temps mais là c’est trop. Et pourtant ceux qui me connaissent personnellement savent très bien que je ne suis pas une blanche colombe au niveau du langage et que je ne suis pas facilement choquée par ça ! Mais ce livre est impossible. Elle en devient vraiment vulgaire à force de jurer comme un charretier et cela rend la lecture très désagréable. C’est de pire en pire au fil des pages. De plus, il ne se passe franchement pas grand chose tout au long du livre, certes elle réalise la liste de « défis sexuels » mais à la longue ça devient lassant et répétitif.

La fin est sans surprise, c’est évident comme le nez au milieu de la figure…

En bref, ce livre est vraiment à lire comme un livre distrayant quand on a 5 minutes car il est très court. Je dois avouer que c’est assez cocasse et amusant par moment mais ce n’est pas de la grande littérature loin de là! Et si, au tout début de ma chronique, j’ai dit que c’était une petite déception c’est que je ne m’attendais pas à un bouquin extraordinaire quoiqu’il arrive. Mais c’est dommage parce que la base était sympa.

 

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11/20

 

Thrillers

Sa vie dans les yeux d’une poupée, Ingrid Desjours

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Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l’avenir.

Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante pour démasquer le psychopathe qu’il traque. Et s’il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée…

 

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Ce livre est mi-figue mi-raisin pour moi. J’ai un peu l’impression de me répéter ces temps-ci dans mes chroniques mais celui-ci à encore manquer de suspens à mon sens. Pour tout dire j’ai aimé le début où on découvre Barbara, jeune fille timide et effacée qui s’occupe de sa mère aveugle et qui est source de beaucoup de moqueries car la différence choque. En sortant de son école d’esthéticienne, elle va acheter une poupée de porcelaine dans sa boutique préférée car elle les collectionne. Et puis le drame survient et là je ne peux pas vous en dire plus. Ce début pose clairement les choses et l’histoire peut débuter, très intéressante. En parallèle, la rencontre avec le policier Marc Percolès, qui reprend du service après un grave accident dans lequel il a perdu sa femme et est resté handicapé. J’ai aimé ce personnage qu’on nous décrit comme froid, cynique et vulgaire mais qui cache une réelle douleur qui le rend attachant. Il ne supporte plus les regards compatissants, la curiosité malsaine et la pitié de ces collègues. Sa vulgarité est une carapace qu’il s’est créée pour se protéger. A force de problèmes relationnels, il est affecté à la brigade des mœurs où il doit gérer l’énucléation de plusieurs hommes ayant fait appel à des prostituées.

L’intrigue et la rencontre avec les personnages sont bonnes, pas de problème en ce début de lecture et puis très rapidement le soufflé retombe. Il ne se passe plus rien d’intéressant ou presque, l’écriture devient lente (et cela n’engage que moi bien évidemment). L’enquête se déroule mais très vite j’ai compris le mot de la fin, je n’ai pas eu le suspens tant attendu. La psychologie des personnages est pas mal décrite au contraire mais c’est convenu. Je suis bien consciente que l’histoire est très plausible et je ne dénigre pas le côté réaliste mais je m’y attendais tellement que je n’ai pas eu de surprise. J’aime dans un livre, notamment un thriller ou polar, me demander continuellement qui est le coupable, qu’on me mette sur des fausses pistes et qu’au final ce ne soit pas du tout celui ou celle que je pensais. Et là ça n’a pas du tout été le cas. Ce livre est traité différemment, plus sur le côté psychologique des personnes que sur le suspens et cela m’a dérangé mais je comprends tout à fait qu’il est du succès car c’est une approche assez originale et comme je le disais différente.

Je dois reconnaître que les dernières pages m’ont quand même convaincues, ça a bougé un peu plus même si, je me répète, la scène finale est attendue. Le plus, vraiment de ce livre est la description des sentiments, des différents caractères et l’influence des choses que les gens vivent sur notre caractère et nos actions.

Par contre, le côté « trash » que beaucoup de gens ont trouvé choquant ne m’a pas dérangé plus que ça, c’est tout l’intérêt de ce livre (du coup je me demande si c’est moi qui n’est pas un souci !!!). A mon sens, c’est un peu la différence justement entre un thriller et un polar.

En résumé, ce n’est pas un livre qui m’a vraiment déplu mais ça n’a pas été non plus un coup de cœur. A lire quand on a un peu de temps car il est très court mais il est à connaître.

 

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14/20

Thrillers

Derniers adieux, Lisa Gardner

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Est-ce parce qu’elle attend un enfant que Kimberly Quincy, agent du FBI, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d’une prostituée enceinte?

Depuis quelque temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d’Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s’en préoccuper. Un serial killer s’attaquerait-il à ces filles vulnérables ? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s’agit-il de crimes imaginaires ?

Sans le savoir, la jeune femme s’enfonce dans le piège tendu par un psychopathe. Comme pour sa mère et sa sœur, victimes autrefois d’un tueur en série, le temps des derniers adieux est peut-être arrivé pour Kimberly…

 

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Je le dis tout de suite ce roman a été une déception. Déception d’autant plus grande que j’ai lu un autre roman de cette auteure et que je l’avais vraiment beaucoup apprécié ! Alors bien sûr j’en lirai d’autres parce que je ne peux pas m’arrêter à un avis assez négatif après un avis positif. Je pense que c’est tout simplement l’intrigue en elle-même et non pas l’écriture qui ne m’a pas plu.

J’ai trouvé l’atmosphère de ce livre trop dérangeante : trop de description du tueur et de ses araignées et j’avoue ce n’est pas mon domaine de prédilection !!! je n’ai pas spécialement trouvé l’intérêt de développer ce côté là autant. L’intrigue n’a pas été à mon sens bien construite même si je ne suis bien évidemment pas une professionnelle : il n’y a aucun rebondissement, tout s’enchaîne de façon assez limpide mais du coup aucune surprise. Je n’ai même pas compris finalement pourquoi,  au départ, le tueur cible des prostituées enceintes ! Peut-être est-ce moi qui est raté quelque chose car je n’étais pas très impliquée, dans ce cas là je m’en excuse d’avance.

Les personnages ne m’ont pas attirés y compris l’agent Kimberly Quincy ce qui est dommage étant donné que c’est le personnage principal ! Ah si, je vous dis des bêtises, j’ai apprécié Mac, le mari de Kimberly, mais c’est un personnage quasi inexistant donc bon…

Bon assez parlé des côtés négatifs car il y en a bien sûr de positifs : un des thèmes principaux du livre, la pédophilie. Malgré le côté dérangeant et oppressant de ce que cela implique, je l’ai trouvé très bien décrit. Les passages en italiques où le jeune garçon enlevé explique ce qu’il ressent ou non justement, comment il se sent avec le temps qui passe et tout ce qui en découle notamment psychologiquement, sont la plus grande réussite de ce livre pour moi. Ils en font même oublié l’enquête en elle-même et ça bravo à Lisa Gardner car c’est un sujet bien évidemment très délicat.

En  bref, déception pour moi même si je reste persuadée que c’est ce livre en lui-même qui ne m’a pas trop attiré et que je vais forcément apprécié les autres. Je ne peux pas avoir aimé autant le premier et que ce soit le seul, je refuse de m’arrêter là. Je me répète car j’ai déjà du le dire une ou plusieurs fois dans mes chroniques mais moi qui suis une grande fan de Patricia Cornwell, il y eu quelques livres qui ont été des déceptions donc rien n’est perdu.

Petite dédicace : le burgerman ne m’a pas eue !!!

 

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13/20

Thrillers

Hortense, Jacques Expert

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1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec son ex-compagnon, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus ».

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Education, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

 

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Je ne vais pas passer par quatre chemins, je suis très très mitigée (ou pas d’ailleurs) sur ce livre. Pour être honnête je dirai même presque qu’il ne m’a pas plu du tout mais peut-être que ce serait un peu fort. L’histoire de départ pouvait-être intéressante si elle était bien ficelée même si je trouve que ça fait très téléfilm, c’était une intrigue intéressante à développer, la psychologie plus que présente. Mais malheureusement j’ai trouvé l’écriture lente, il ne se passe pas grand chose, presque rien en fait jusqu’à la fin. Là où j’ai un peu de mal à chroniquer ce livre c’est que j’ai été un peu voir les avis bien évidemment et ils sont plutôt très bons dans l’ensemble donc je me demande si je ne suis pas un peu dure et si nous avons lu le même livre !

Tant pis je me jette à l’eau enfin j’essaye… premièrement, contrairement à beaucoup de personnes qui apparemment ont été abasourdies et bouleversées par la fin (qui soit dit en passant se tient vraiment en trois pages), je m’y attendais à des kilomètres à la ronde, j’ai trouvé que c’était gros comme une maison (j’espère que vous ne prendrez pas cela pour de la prétention mais franchement quel étonnement !).

Deuxièmement, les personnages sont froids, sans aucun charisme à mon sens, on ne peut pas s’identifier à eux j’ai trouvé, c’est triste à dire mais je n’en ai apprécié aucun et je crois que c’est bien la première fois.

L’atmosphère de ce livre est assez « glaçante », même les passages un peu plus légers sont, si j’ose dire, ternes pour moi. Il m’a vraiment manqué l’actions et les bouleversements qu’on m’avait promis.

Une des seules choses, que j’ai trouvé assez bien faite à été le rôle d’Isabelle (là je l’avoue je ne l’avais pas vu venir) mais ça aussi, on ne sait pas vraiment le pourquoi du comment et si c’est bien de la même qu’on parle et ce qu’il s’est réellement passé… Vous me direz que c’est fait exprès, l’auteur a sciemment laissé notre imagination s’évader, sûrement mais je n’ai pas accroché.

Par contre, un autre point positif quand même, l’auteur nous fait bien comprendre l’état psychologique de Sophie, à quel point la perte d’un enfant de cette manière là peut bouleverser une vie jusqu’à affecter la santé mentale d’une mère qui lutte et espère jusqu’au bout revoir son enfant.

Bref, cette chronique va être assez courte mais je ne sais même pas vraiment quoi dire et comment expliquer le « malaise » que j’ai ressenti en lisant ce livre.

Bien sur, je ne m’arrêterai pas là, il faudra que je lise un autre livre de cet auteur avant de me faire une idée beaucoup plus juste, il ne faut pas s’arrêter à une impression, ce ne serait pas juste pour lui parce que je sais qu’il plaît à énormément de monde et mes idées sont très personnelles forcément (logique !!!).

 

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8/20

Thrillers

Te laisser partir, Clare Mackintosh

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Un soir de pluie à Bristol. Un petit garçon qui échappe à la vigilance de sa mère.

Une voiture qui surgit…et un chauffard qui s’enfuit. En dépit de l’obstination de l’équipe d’enquêteurs, pas une piste. Rien.

Ce bref instant a suffit à transformer en cauchemar l’existence de Jenna. Aurait-elle pu empêcher la tragédie ? Pour elle, il n’y a plus qu’une solution, tout quitter. Va-t-elle pouvoir oublier la souffrance de cette nuit de novembre, dans ce cottage, isolé où elle se réfugie sur la côte désolée du Pays de Galles ? Le chagrin et la douleur vont-ils s’estomper, ou le passé va-t-il la rattraper, provoquant une cascade de répercussions dramatiques ?

 

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Ce livre est génial !

Une amie me l’a prêté en me disant que c’était un réel coup de cœur et je dois dire que je confirme. Çà a été un livre palpitant jusqu’à la fin avec de superbes rebondissements. Il est composé de deux parties : la première nous permettant d’installer petit à petit l’intrigue et la seconde de rentrer vraiment plus profondément dans l’enquête un an après ce délit de fuite après le bouleversement de fin de première partie dont je ne peux bien sûr pas spoiler !

L’histoire commence avec un chauffard qui renverse un petit garçon qui est tué sur le coup devant les yeux de sa mère. Les enquêteurs vont essayés de démêler cette affaire à tout prix mais un an après les maigres indices sur la voiture n’ont toujours rien donné et ils doivent classer l’affaire ce qu’ils se refusent à faire (forcément on est humains c’est encore pire ce genre d’affaire lorsqu’il s’agit d’enfants je pense).

Nous suivons ensuite Jenna, qui à tout quitté suite à ce drame et qui essaye tant bien que mal de se reconstruire, en s’isolant de tout le monde ou presque. Malgré tous ses efforts elle ne pourra jamais oublier ce jour tragique et en cauchemarde toutes les nuits invariablement. Mais elle va rencontrer Bethan et Patrick qui vont un peu l’aider dans sa reconstruction sans même le savoir. Et puis je vous passe les détails il y a cette fin de première partie qui nous laisse sans voix, bouleversement total. J’en suis même était au point de revenir au début voir si je n’avais pas raté quelque chose !

La deuxième partie comme je le disais précédemment nous plonge plus dans l’enquête en elle-même après un début de piste qui relance tout. Et là, bien évidemment on va de rebondissement en rebondissement et c’est trop difficile d’en dire plus sans trop en révéler…

Je dois dire que je l’ai lu en très peu de temps tellement je l’ai trouvé intéressant et bien écrit. Les personnages sont attachants, l’histoire nous permets de découvrir un peu la vie des enquêteurs, leurs sentiments et leurs problèmes également. C’est une histoire pleine d’empathie face à la douleur, tellement d’émotions. La reconstruction d’une vie après de tel(s) drame(s) peut-t-elle être possible ? Peut-on même l’imaginer ?

J’ai même du mal à vous le chroniquer, je cherche mes mots et je ne trouve pas comment vous l’expliquer correctement car on en dévoilerait trop et ça ne refléterait pas ce que j’ai pensé réellement. Si vous voulez plus d’avis, je fais une petite dédicace à l’amie qui me l’a prêté et vous conseille d’allez voir sa chronique !(https://mesculturiosités.wordpress.com)

 

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19/20 (pour ne pas dire 20/20 !)

fantasy

Un palais d’épines et de roses, Sarah J.Maas

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En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.

Et pourquoi lui et sa cour se cachent-ils derrière des masques ? Quel est le mal qui ronge son royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?

A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

 

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Ayant repérer ce livre depuis un moment car on en entend beaucoup parlé actuellement, j’avais hâte de le lire tout en ayant un peu peur car la dernière fois que j’avais autant entendu parlé d’un livre en bien c’était pour les fiancés de l’hiver et j’ai été un peu déçue. Bref, ce ne fut pas le cas pour celui-ci : je l’ai beaucoup apprécié.

Cette histoire est très originale, un conte de la Belle et la Bête revisité, mais alors vraiment revisité ! Ce livre est addictif une fois qu’on l’a entamé et en plus il se lit très vite. Ce monde où mortels et immortels vivent côte à côte mais séparés par un mur invisible et où chacun méprise l’autre c’est prenant. Les personnages sont extrêmement attachants même les « vilains ». Bien sûr je ne dirai pas que j’ai apprécié Amarantha non plus je n’irai pas jusque là mais les autres valent tous le coup. Même les personnages secondaires sont présents, bien détaillés et on veut en savoir plus sur eux notamment Rhys bien évidemment qui promet une belle suite. Quant à Tamlin et Feyre que dire de plus ! Ce sont des personnages courageux et battants malgré toutes les épreuves qu’ils ont dû endurer chacun de leur côté : Feyre est la seule à subvenir aux besoins de ses sœurs et de son père (ayant été ruinés) en chassant des bêtes dans la forêt pour se nourrir quitte à se mettre en danger. Elle est combative, volontaire et se sacrifie pour une promesse faite à sa mère sur son lit de mort des années plus tôt : protéger sa famille.

Tamlin quant à lui est un personnage mystérieux et froid en apparence et porte ce masque qu’il ne peut pas enlever suite à une malédiction dont il ne peut pas parler. Feyre va apprendre à connaître le monde des Grands Fae notamment la cour du Printemps, royaume de Tamlin, après avoir tué un loup qui se révélait être un immortel. Selon le traité, un mortel ayant tué un immortel devient la « propriété » du Grand Seigneur qui peut s’en servir d’esclave ou le tuer. Tamlin emmène donc Feyre dans son monde qui est loin mais très loin d’être ce que Feyre s’imaginer. D’abord réticente, elle découvre en Tamlin quelqu’un d’attentionné, de bienveillant et de doux. Elle va apprendre peu à peu les légendes et les vérités de ce roayume, les promenades dans de somptueux paysages et les créatures monstrueuses dont il faut se méfier.

Et bien sûr que serait un conte sans la belle histoire d’amour qui va avec : on connaît tous la belle et la bête et c’est d’ailleurs l’amour qui tient toute cette histoire : banale mais universelle !

En bref, lecture originale avec tous les ingrédients pour un bon roman fantasy : la magie, les mortels et immortels, les créatures démoniaques, la guerre, les joies, l’amour, une bonne intrigue originale et une héroïne forte malgré son humanité et … je m’arrête là ! Simple mais efficace.

 

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17.5/20

 

classique·Romance

Le Goût du bonheur, Adélaïde, Marie Laberge

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Résumé : (attention spoiler) !!!

La mort accidentelle de Gabrielle, âme de la tribu, bouleverse les Miller. Les étés immuables sur l’île québécoise d’Orléans sont à jamais perdus. La guerre et les réquisitions ont dispersé la plupart des hommes. Et le destin s’acharne sur Adélaïde, désormais épouse du brillant Nicholas McNally sans cesse menacé par la démence de sa propre sœur. Adélaïde, elle, reste droite malgré les déchirements qui l’assaillent. Si la jeune femme conserve le goût du bonheur en pleine tragédie, c’est à Florent qu’elle le doit, cet ami de toujours dont la tendresse défie les années. Pour combien de temps encore ?

 

Mon avis : 

Après un réel coup de cœur pour le premier tome Gabrielle, j’avais un peu peur d’être déçue car un tome deux reste un tome deux. Et bien non et je dirai même que c’est le contraire j’ai aimé ce livre encore plus que le premier. Il est carrément génial. C’était déjà tellement dur d’attendre après la fin du premier mais là….

Nous suivons Adélaïde, la fille de Gabrielle dans les années 40, pendant la guerre qui a éloigné les hommes et même certains adolescents. Elle a réussi a trouver le bonheur en épousant Nic, de 20 ans son aîné, et ami de la famille. Même si certains membres de sa famille ne veulent plus la voir par rapport à sa situation (je n’en dirai pas plus pour ne pas tout dévoiler) et malgré le fait qu’elle n’ai plus de nouvelle de Theodore, Adélaïde est plus combative que jamais. J’ai adoré ce personnage encore plus que dans le premier tome : ce caractère qui bouscule tout le monde, qui dérange en cette période de guerre, de non-dit. Adélaïde sort des « bonnes mœurs » et le clame haut et fort, j’adore !! Elle ressemble en de nombreux points à sa mère mais en plus forte, plus entêtée et en osant affirmer ses positions. On suit dans ce tome la vie,  les amours et les bouleversements d’une famille pendant les années de la seconde guerre mondiale au Québec, d’un point de vue majoritairement féminin ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant.

Outre son caractère déterminé, Adélaïde se démarque encore plus des autres en dirigeant « l’empire » industriel de son mari ce qui dérange tout autant les hommes étant resté au pays.

Tous les personnages dans ce tome sont quand même bien décrits et présents :  les premiers pas de Léa par exemple, qui est tellement touchante, Florent bien sûr, éternel pilier pour un peu tout le monde… enfin bref tout le monde à sa place au sein de cette grande famille et c’est un plaisir de découvrir toute ces personnes même celles qui sont absolument abjectes qu’on voudrait gifler.

Le seul petit bémol de ce tome, tout comme le précédent d’ailleurs, (mais c’est uniquement pour chipoter) reste certaines descriptions un peu longues.

En résumé, ce livre est indescriptible, et ce que je trouvais comme défaut dans le premier tome notamment la lenteur, le peu d’action et les expressions québécoises un peu difficiles à comprendre par moment, ont été supprimés pour une lecture beaucoup plus simple et agréable. C’est un livre bouleversant d’émotions, de bonheur et de tristesse à la fois (sortez les mouchoirs je vous préviens !). Et la fin que dire d’une telle tragédie sinon qu’on veut absolument connaître la suite.

 

Si je devais donner une note : 

20/20 (cette note ne sortira pas souvent voire jamais je pense !!!)

fantasy

la Passe-Miroir-tome 1 Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos

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Résumé : 

Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Mon avis : 

Ce livre, je voulais tellement le lire tant on en a entendu parler ! Tous les avis sont unanimes : c’est une perle. Et bien quitte à m’attirer les foudres de beaucoup de monde, j’émettrai quelques doutes.

Ophélie, jeune fille particulièrement maladroite, un peu transparente et à priori insignifiante est une liseuse et une Passe-Miroir d’Anima. Elle peut donc lire le passé des objets et traverser les miroirs à volonté d’un endroit à l’autre. Elle vit paisiblement sur son arche entourée de sa famille et notamment de son grand-oncle, travaille au musée quand sa famille lui annonce qu’ils la marient à Thorn et donc qu’elle doit tout quitter pour aller vivre avec quelqu’un ne connaît pas. Elle n’a cependant pas le choix ayant déjà refusé plusieurs prétendants ce qui reviendrait à déshonorer sa famille et donc à être répudiée. La voilà donc partie au Pôle avec cet homme terrifiant et taciturne qui semble à première vue n’avoir aucune convenance et éducation. A son arrivée dans ce nouveau monde, elle va vite découvrir que tout n’est que complot et désillusion même parmi les membres de la famille de Thorn.

Alors voilà je m’explique : au départ cette histoire à tout pour plaire. Effectivement, pour les points positifs, l’idée est très originale, jamais vue je suppose. Les livres actuels de Fantasy se ressemblent plus ou moins tous et je dois admettre que Christelle Dabos a une imagination hallucinante, je ne sais même pas comment on peut avoirs des idées pareilles et je suis très admirative.

Autre point positif pour moi le personnage de Thorn : oui effectivement c’est un être froid, distant, bourru, qui ne semble s’intéresser qu’à son travail d’intendant et à donner des ordres mais moi je ne sais pas pourquoi dès le départ j’ai accroché et on s’attache de plus en plus à ce personnage au fur et à mesure du livre en apprenant son histoire. Il est extrêmement intéressant et je suppose qu’en plus il va prendre de plus en plus d’importance au fil des différents tomes.

Pour finir avec les points positifs, les 100 dernières pages à peu près prennent beaucoup de sens, les complots s’accélèrent, l’action est plus présente et nous tient en haleine jusqu’à la fin dont on veut absolument savoir l’aboutissement.

En suivant cette réflexion, par contre le gros gros point négatif de ce livre, là où je mettrai un gros bémol, c’est la lenteur de l’intrigue. Les premières pages se lisent vite, passent bien, et tout cela retombe très vite. Pendant plus de la moitié du livre il ne se passe rien, uniquement des platitudes et j’ai trouvé ça extrêmement dommage étant donné l’originalité de ce bouquin c’est du gâchis. Trop de descriptions, pas assez d’action et cela a été très gênant pour moi. J’attendais tellement plus au vu des commentaires si élogieux.

Autre point négatif, contrairement à beaucoup de personnes apparemment, je n’ai pas du tout accroché avec le personnage principal : Ophélie. L’idée était bonne de faire un peu une « anti-héroïne » mais là je trouve les traits poussés un peu trop loin. Elle est maladroite mais à l’extrême : dès qu’elle touche quelque chose elle le casse par exemple, il en va de même en ce qui concerne son physique, tout le monde se moque plus ou moins d’elle même sa famille, elle n’a pas vraiment de personnalité ( je vous entends déjà vous insurger oui j’avoue, elle s’améliore au fil des pages vous avez raison!!!), elle va finalement même réussir plus ou moins à s’affirmer à la fin du tome (il était temps!). Je n’ai pas eu d’atomes crochus cela ne se discute pas. D’ailleurs, je dois admettre qu’en fait pour moi presque tous les personnages sont insignifiants voire détestables notamment la tante Bérenilde, et c’est du coup assez difficile de rentrer dans l’histoire.

En bref, un peu déçue, beaucoup trop de lenteurs, de longueurs et pas assez d’action pendant trop longtemps malgré une écriture et une originalité sans faille de Christelle Dabos. Je conseillerai ce livre pour des plus jeunes je pense. Je lirai la suite malgré tout car en plus je reste persuadée que les tomes suivants ne peuvent être que mieux.

 

Si je devais donner une note : 

14.5/20

polar·Thrillers

Ne lâche pas ma main, Michel Bussi

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Résumé : 

Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de la Réunion.

Farniente, palmiers, soleil.

Un cocktail parfait.

Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

 

Mon avis : 

Pour être cash tout de suite ce livre n’est pas mon préféré de Michel Bussi, je pense même que c’est pour l’instant un des deux que j’ai le moins apprécié avec « maman a tort ». J’ai été très très longue à rentrer dans l’histoire, il m’a presque fallu la moitié du livre pour vraiment m’y mettre (et oui heureusement je suis patiente par moment !!). Pourtant je ne saurai trop dire pourquoi car l’intrigue se met en place dès le début du livre mais je l’ai trouvée un peu sans saveur par rapport à d’habitude. Une femme disparaît de sa chambre d’hôtel, tout accuse le mari comme par hasard et pour pimenter un peu l’histoire il s’enfuit avec sa fille. Bref pas trop d’originalité, intrigue peu enivrante à part le fait que l’on sache que Martial a un rendez-vous à l’autre bout de l’île mais sans en connaître le motif bien évidemment. De plus, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux différents personnages peu attachants et limite cliché même les rares passages où c’est Sofa qui parle ne m’ont pas captivés et pourtant une petite fille de 6 ans pourrait nous attendrir et bien non et ce jusqu’à la fin du roman par contre. Autre point négatif la fin qui est trop brutale pour moi : j’aurai aimé en savoir un tout petit peu plus quant à la suite des événements.

Alors oui, certes, en points positifs le paysage est magnifiquement décrit, Bussi nous explique beaucoup l’environnement Réunionnais, sa végétation si particulière, ses montagnes, son climat assez singulier avec la différence montagnes et plages. On apprend aussi pas mal la diversité culturelle avec ses différents métissages et religions ce qui est intéressant à découvrir à travers la chasse à l’homme des officiers de police pour retrouver Martial et Sofa. Et puis d’un coup (je ne sais même pas a quoi est dû ce déclic) je m’y suis mise : l’histoire s’est emballée, un peu plus d’action, et les questions qui commencent à arriver de toute part ce qui fait tout le charme des livres de cet auteur justement. J’ai commencé à élaborer des théories qui au final étaient toutes fausses mais c’est justement cela que j’aime ! Oui certains diront qu’il y a pas mal d’incohérences et d’invraisemblances mais cela ne m’a pas choqué plus que ça et le final était pour moi aussi insoupçonnable que dans tous ses livres : le suspens nous tient en haleine jusqu’au bout  et on trépigne d’impatience en attendant de connaître le fin mot de l’histoire.

En résumé, beaucoup de longueurs au début, personnages froids et peu intéressants mais peu à peu l’intrigue s’installe on se prend au jeu en allant sur pas mal de fausses pistes. C’est un livre écrit avec beaucoup de simplicité et un final à la Michel Bussi. Bref un très agréable moment passé tout de même.

 

Si je devais donner une note :

15/20 

chick lit

La petite librairie des cœurs brisés, Annie Darling

annie darling

 

Résumé : 

Amoureuse des livres  depuis toujours, Posy travaille dans une vieille librairie londonienne et passe son temps libre à lire des romances. A la mort de la propriétaire, elle hérite de cette institution qui périclite à vue d’œil. La jeune femme remue alors ciel et terre pour éviter la faillite et fonder la librairie de ses rêves, spécialisée dans la littérature sentimentale, Au bonheur des tendres. Mais Sebastian, petit-fils de l’ancienne propriétaire, espère en faire un haut-lieu du roman policier. Si Posy ne change pas d’avis, il a les moyens de faire de sa vie un enfer…

 

Mon avis : 

Je ne sais trop quoi dire de ce livre. Déjà, soyons francs, rien que le titre et un peu l’histoire m’ont bien sûr fait penser à « la bibliothèque des cœurs cabossés » : du coup je dois avouer que j’ai été un peu déçue. C’est vraiment un roman à l’eau de rose et même si j’en suis friande habituellement, là je me suis ennuyée, dès le début on peut raconter la fin : aucun suspens ! Dans le roman de Katarina Bivald, il y avait au moins une base un peu plus originale et le personnage principal était un peu moins ordinaire.

Cette histoire m’a fait penser à un téléfilm de M6 l’après-midi : la jeune fille est devenue la tutrice légale de son jeune frère à la mort de ses parents et elle hérite de la petite librairie où elle a toujours vécu. C’est une inconditionnelle des romans sentimentaux, introvertie, aucune confiance en elle mais avec un fort caractère tout de même. Je l’ai quand même trouvée assez attachante (oui j’avoue en fait je dis ça car elle m’a fait penser à moi!!!) car malgré sa timidité et son manque de confiance elle décide de se battre pour cette librairie qui est toute sa vie. Et c’est là que débarque, le petit-fils de l’ancienne propriétaire, avec qui elle a plus ou moins était élevée. C’est un jeune homme d’affaire irritant, blessant dans ses paroles, très imbu de lui-même, évidemment très riche mais avec au fond un cœur en or : le jeune prince des temps modernes ! Cela me rappelle quelque chose ! Bref, je ne veux pas vous dévoiler la fin même si je pense que vous la connaissez déjà.

Un peu long du coup, mais j’ai quand même passer de bons moments avec pas mal de citations et de découvertes de titre de livres sentimentaux comme je les aime (Jane Austen par exemple bien sûr!!!). A lire quand on a envie d’un petit moment de détente, de sourire. Il n’y a pas que du mauvais dans ce livre au contraire.

 

Si je devais donner une note :

14/20